lundi 6 juin 2011

Et vogue la galère...

Bon, quant à nous...

J+1 (vendredi), A pied d'oeuvre tôt la matin nous apportons les touches finales mais indispensables. Notamment le support de colonne de direction (oublié) et remontage de tous les planchers.
12h15, nous nous déclarons prêts, notre ami Bernard nous a rejoints en matinée avec sa jeep pour faire le route ensemble (heureusement !!! merci Bernard)
Trois kilomètres. C'est la distance parcourue avant que les ennuis commencent... Nous prenons en face du château de Harzé en direction de Xhoris, nous n'atteindrons jamais le sommet de la gripette.
Nous pensons que l'essence en faible quantité a pu être refoulée dans le réservoir à l'opposé de la prise. De fait, une fois sur le plat, il redémarre. Demi-tour en direction de la pompe la plus proche à Aywaille.
Cent mètres, c'est la distance parcourue avant de tomber définitivement en panne... Nous laissons le camion rouler dans le petit village de Pavillonchamps où nous resterons de 13h à 18h30 !
Problème d'alimentation en essence, nous décidons de trouver une pompe électrique, ce qui est fait à Hamoir. C'est une 12V, pas de problème, on a 2 batteries de 6V. Oui mais non, on ne peut pas les mettre en série donc il faut aller chercher une baterie de 12V supplémentaire, pas de problème, le clark est à moins de 2 minutes en jeep !!
Impeccable, il est 15 h, on redémarre...
Trente mètres, c'est la distance jusque la grand route + trente mètres, c'est la distance pour revenir où nous étions. Problème d'allumage, de puissance, ...
On cherche, on démonte, on remonte, on redémonte, on essaie plein de trucs et finalement on se résoud à accepter l'offre de notre ami Bidet de venir nous charger sur remorque et de nous amener à Celles pour des examens complémentaires...
Ca commence mal ! mais nous sommes à Celles vers 21 h...

Un rapide coup d'oeil des spécialistes et une panne potentielle est résolue. Le couvercle du distributeur est retiré car, mal isolé, il pourrait provoquer des courts circuits par intermittance... mwouais bon...
De fait, il démarre, nous le déchargeons et le rangeons pour le lendemain. Pas sans qu'un contrôle du réglage des soupapes ne soit programmé. Maintenant, une bonne bière !

J+2
Lever dur-dur, quelques bières à jeun (seul repas de la veille = le déjeuner... ouille la tête)
Peu importe, nous rattaquons en démontant les caches soupapes. Un bon réglage d'après le TM 0.010 à l'échappement et 0.006 à l'admission  et hop, on referme tout ça.
Ca y est ! nikel, il tourne enfin comme une horloge. On grimpe, on met la première, on descend la prairie et...encore un peu on ne remonte plus. Rebelote, tout semble complètement dérèglé.
Là, ça laisse beaucoup de monde perplexe. Après de nouvelles tentatives à gauche à droite, nous prenons les compressions des cylindres. Rien au 4, parfaitement régulier aux autres. Aaaah voilà, on rouvre le cache soupape, le poussoir du cylindre 4 est sorti de son support et plus moyen de le revisser. Demain, on démonte la rampe et on voit ce qui se passe...

J+3
Dimanche, il serait temps de trouver la panne !
Le poussoir est démonté, le bas du filet est faussé. Merci Vincent pour le matériel ! Le poussoir est fileté et le support taraudé, tout reprend sa place et on remonte l'affaire une fois de plus.
Remise en route, petit réglage de l'avance et du carbu, là, il y a vraiment progrès. Un essai s'impose.
Petite ballade improvisée avec l'Autocar de William et l'Inter de Dédé, quelques pannes sur les 3 Km mais on est plus à ça près...
Milieu de l'après-midi, nous décidons de ramener le bijou (oui, bon, ...) au hangar de Ciney, Harzé étant hors d'atteinte.
Bilan, le moteur tourne presque parfaitement à l'exception d'un cylindre au moins. Il faudra certainement retirer la culasse arrière pour voir l'état et le fonctionnement des soupapes de ce maudit cylindre 4.

Pfff, un week-end de galère comme nous n'en n'avons jamais vécu...

La bête prête à bondir hors du hangar, Grrrr

La bête est déjà calmée... A l'ombre du château de Harzé. On va rester là plus de 5 heures, dans un sens puis, dans l'autre. Au grand plaisir des autochtones qui nous ont tenu compagnie

Et voilà, d'un côté, les deux collègues qui se barrent pour une bonne petite promenade en jeep...

... et de l'autre, un renard qui se tape mon dîner potentiel... sale bête, en plein jour...

Le grand Saint Bernard, ou plutôt Saint Bidet. Le tracteur est monté sur la remorque, tiré par la grue du camion

Arrivé à Celles, le démontage commence au mileu de la prairie...

Prise de la compression des cylindres avec le compressomètre de Ouistiti, bien utile, merci à lui

L'équipage du SeaHorse qui nous a beaucoup aidé dans la recherche des pannes des heures durant et à qui on doit le magnifique relevé de compression représenté ci-dessous

A gauche, le n° du cylindre testé, au-dessus, le taux de compression. Le taux en lui-même n'est pas très représentatif, le plus important c'est qu'il soit identique dans les différents cylindres. On voit clairement que le 4 ne donne rien. Heureusement, son voisin, le 5, donne, ce qui laisse présager que le joint de culasse n'est pas endommagé. Evidemment si on doit déculasser, ça n'a plus d'importance...

Le support des poussoirs de soupapes est sorti de son logement et le 5è poussoir extrait pour rectification. Le support est taraudé...

... et le poussoir fileté. Admirez ici, l'extraordinaire système de notre ami Vincent qui transforme le parechoc arrière de son Land Rover en atelier mobile !

Pour la plaisir, on se paie quand même une petite ballade dans le vilage, ponctuée de plusieurs pannes mais qui ont chaque fois trouvé solution durable.

Les trois compères, William devant et Dédé derrière. Après ce test, nous sommes repartis seuls vers Ciney, sans problème mais sur 5 cylindres probablement. Encore du boulot en perspective. Nous attendrons de pouvoir rapatrier le camion à Harzé et avons décidé de souffler un peu avant de reprendre le travail...

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