jeudi 17 mai 2012

reconstruction

Une journée ensoleillée mise à profit pour travailler dehors sur la citerne.
Préparation de la restauration du plancher supérieur. Mise à niveau de la découpe, suppression des six tubes d'évacuation d'eau et réparation de la découpe intérieure.
La tôle pliée s'adapte parfaitement et laisse augurer d'un beau fini. Il faut cependant attndre d'avoir sablé pour réparer.
Autre gros point achevé, le plancher métallique du compartiment arrière et le caisson qui encadre les tuyaux de vidange.
Les portes arrières sont sablées.
Le panneau avant gauche, complètement défoncé a été découpé et remplacé.
Ca avance, lentement mais sûrement en attendant de pouvoir louer la sableuse dès que deux jours de beau temps consécutifs sont annoncés... On espère la semaine après Celles...

Première idée : un léger ponçage à la ponceuse vibrante mais une importante couche de peinture craquelée résiste. Hop, dans la sableuse, porte ouverte mais avec un résultat nickel.

Les flancs du plancher supérieur sont préparés pour recevoir la nouvelle tôle. Les tubes carrés, complètement pourris seront également remplacés

La tôle précoupée et pliée s'ajuste parfaitement


La réparation intérieure. Impeccable ! A gauche, un des tubes d'évacuation de l'eau qui sera remplacé.

Au feu ! Des éléments incandescents sont tombés dans la citerne mettant le feu aux résidus d'hydrocarbure. Il faudra remplir la citerne d'eau pour enfin arrêter le fumigène. Heureusement, pas de dégâts à déplorer et bonne nouvelle, la partie inférieure de la citerne est toujours étanche !

La plaquette d'un des deux couvercle avec le nom du constructeur.

Le plancher du compartiment arrière sert de gabarit pour la réalisation des nouvelles tôles.

Encore une bonne chose de faite...

Le petit caisson d'origine qui encadre l'extrémité des tuyaux de décharge. Il a été mutilé... Un des côtés a été reconstitué.

Le côté avant gauche, complètement tordu. Vu l'épaisseur de la tôle, il est pratiquement impossible de la redresser avec les moyens du bord. De plus, de nombreux trous ont été refaits après guerre.

Et hop, un coup de disqueuse...

En cours de réparation, il faudra encore meuler la soudure, paufiner la découpe et mastiquer les imperfections.

lundi 14 mai 2012

Celles 2012

Rendez-vous cette semaine à Celles pour une édition spéciale Diamond

le bout du tunnel

Dernière étape : l'immatriculation

Une énorme dose de patience devant les portes closes de la D.I.V. où, 55 minutes avant l'ouverture, je suis déjà le 7ème à attendre !
Une énorme dose de patience ensuite devant les guichets à écouter les problèmes des autres !
Puis de la patience au guichet où la malheureuse employée parvient à trouver, dans sa longue liste, le nom du constructeur White mais pas le n° du modèle !
Il faudra un coup de téléphone à l'administration centrale pour débloquer la situation.
Et enfin, de la patience renvoyé dans le coin de la pièce à attendre la fin des formalités par le douanier. Le pauvre homme avec qui je patiente essaie de faire rectifier une erreur de l'administration qui a enregistré son tout nouvel autocar pour 7 places au lieu de 57 !! l'empêchant de participer aux soumission de marché...

Enfin, la porte s'ouvre, le douanier sort, les papiers à la main : "allez en paix mon fils".
C'est tout ? ben dis donc, je m'attendais à plus de résistance ! deux heures auront ainsi suffi pour terminer le parcours administratif.

En conclusion, il est toujours bel et bien possible, contrairement à l'idée qui se répend actuellement, de faire immatriculer un véhicule sans papier pour autant de respecter les étapes et de monter un bon dossier dès le départ.

Faudra faire aussi bien pour la remorque...

mardi 8 mai 2012

contrôle technique

La partie administrative est certainement la moins amusante d'une restauration et pourtant il faut bien s'y coller si on veut mettre son véhicule légalement sur la route.

Depuis la vente aux enchères, plusieurs formalités ont déjà été accomplies.
Le camion est revenu de France sans papier d'immatriculation (jamais immatriculé depuis sa sortie des domaines dans les années '50).

Première démarche :
Dédouaner le camion : monter un petit dossier et le présenter à l'administration des douanes qui officialise sa présence sur le territoire belge et remet le document rose de la future demande d'immatriculation.

Deuxième démarche :
Transmettre le dossier le plus complet possible au ministère des transports qui après examen des caractéristiques va déterminer une date de première mise en circulation théorique.
Pour nous, le 15 septembre 1944 a été retenu.

Troisième démarche :
Fort de ce document, il faut présenter le véhicule dans une station de contrôle technique afin de faire vérifier l'état général.
Il s'agit d'un contrôle restreint : vérification de la direction et du freinage, du n° de châssis et de la présence à bord d'un triangle de sécurité.
A chaque fois c'est le bras de fer avec le personnel de la station peu habitué à ce type de contrôle et qui envisage de faire passer tous les tests d'un camion moderne. Pour notre part, le camion est passé sur les plateaux de torsion, ce qui n'est pas prévu ! mais avec succès, en revanche on a échappé aux test barbare d'équilibrage de freinage.... ouf.
Enfin, notre bon vieux White a été déclaré bon pour la route.

Quatrième démarche :
Il faut présenter la demande d'immatriculation, munie de l'estampillage du contrôle technique, à la compagnie d'assurance qui va l'assurer et en attester dans la case spécifique du précieux document

voilà où nous en sommes !!

Dernière étape : La demande d'immatriculation, le sacre !
Il faut présenter tous les documents collationnés au bureau de la DIV le jour où le représentant de la douane est présent... et là, il faut prier pour que tout soit en ordre... Ce sera pour jeudi, normalement

A l'arrivée au contrôle technique sur la ligne réservée au poids lourds... Forcément qu'il va passer les doigts dans le nez !! non mais...

dimanche 6 mai 2012

Sous les sunlights des tropiques

Toujours impossible de prévoir la location d'une sableuse avec une météo pareille, le retard s'accumule...
Pour éviter le chômage intempérie, on trouve du boulot à l'intérieur et, avec un peu d'imagination, on se rend vite compte que ça ne manque pas !
Résumé du week-end :
* les 4 mains de freins sont prêtes
* les tuyaux d'air sont nettoyés, vérifiés et gainés
* les raccords ont été trouvés
* le faisceau électrique est gainé et l'extrémité avant munie des cosses
* les 2 prises de remorques sont prêtes
* les feux sont prêts
* l'interrupteur de black-out est prêt
* les deux porte-jerrican sont prêts
* Le parechoc est prêt
* le tuyau de décharge est réparé
* la bonbonne d'air est prête
* les tubes de renfort des béquilles sont fabriqués
* les trappes arrières sont préparées mais nécessiteront un peu de mastic
* les portes arrières sont en cours de traitement

Les 4 mains de freins et leur raccords en cours de préparation. Elles sont prélevées du stock de pièces où il nous en restait justement...4 ! du bol. Celles qui étaient sur la remorque sont d'après-guerre

Une des pièces ramenées de la bourse de Ciney, l'interrupteur de black out qui se situe à l'arrière de la remorque et qui permet de switcher entre les feux de jour et black out avec la pointe d'un tourne vis

Les éléments des feux, des prises de remorque et du switch black out en cours de peinture

Les deux porte-jerrican, également trouvés à la bourse et à bon prix ! Ils sont dans leur jus mais sont d'époque. Il a fallu les redresser à la presse avant de les sabler et les peindre

Le numéro de nomenclature sur le rebord du jerrican. On préfère des vrais un peu abîmés que des copies !

Le parechoc. Les grandes découpes avaient déjà été bouchées, le trou de la prise de remorque a été refait. Dans cette tôle de 5mm, c'est pas de la tarte. L'arrière de la remorque présente 2 mains de frein et une prise de remorque pour permettre l'accouplement à une seconde semi-remorque sur dolly.

Dans le fond, la bonbonne française présente sur la remorque. Elle sera remplacée par une américaine (à l'avant plan). A gauche une autre bonbonne d'origine récupérée sur un des tracteurs mais qui n'est plus de première jeunesse et nécessiterait une grosse remise en condition pour être utilisée. Tous les raccords et vannes sont également prêts.

Le faisceau électrique côté prise avant. Les cosses sont prêtes et le câble gainé. Le faisceau principal fait 8m de long

Les portes arrières sont descendues du grenier. Celle de gauche est complète. Malheureusement, le système de verrouillage de celle de droite a été supprimé. Il faudra donc retrouver une poignée et un logement. Par chance, les deux tringles de verrouillage ont été retrouvées dans le tas de crasses qui se trouvait dans le caisson arrière !

Le système de verrouillage qu'il faudra refabriquer

Il était prévu des les sabler en même temps que la citerne mais aux grands maux, les grands remèdes, hop dans la petite sableuse avec un plastique. Il faut avancer !

Les trappes arrières avant traitement

Une fois sablées, les trous d'origine pour fixer les catadioptres apparaissent. Il suffira de les reforer pour avoir l'emplacement exact

Le tuyau de décharge qui présentait une grosse déchirure. Elle sera comblée avec un petit morceau de tôle préalablement scintré

Préparation des tubes croisés qui d'origine renforcaient l'ensemble

Une fois de plus les traces des éléments d'origine sont encore visibles. Ici la marque du tube de renfort sur la partie supérieure de la béquille droite

Toutes les pièces préparées pendant ces deux jours sont maintenant traitées en anti-rouille.

samedi 14 avril 2012

Nouvelle technique

Il est devenu évident que notre première technique est vouée à l'échec : trop épuisant, les tôles sont complètement voilées, tordues, ... rien de bon.
D'autre part, personne n'a pu nous assurer qu'il connaît un atelier capable de plier des tôles avec ce type d'arrondi.
Dès lors, nous allons essayer autre chose. Récupérer l'arrondi sur les anciens caissons, découper les nouvelles tôles et assembler les deux.

Nous commençons par le caisson droit. Le panneau vertical de ce caisson a déjà été remplacé et est en relativement bon état. L'arrondi a été réalisé sur ce panneau et soudé à la partie supérieure. Nous devons donc meuler la soudure et faire sauter celle-ci puis désolidariser le caisson intérieur.

Le gauche est toujours celui d'origine, les deux longueurs, verticale et horizontale sont comme du gruyère. Il faut donc les découper toutes les deux et ne conserver que l'angle. Les deux tôles qui on servi aux expériences malheureuses sont irrécupérables. Il faut donc que nous allions en faire plier de nouvelles pour attaquer ce second caisson.

Vu de l'intérieur, on distingue le redoublement de la tôle. La tôle supérieure est en piteux état. Les quatre boulons marquent l'emplacement du support de jerrican

La soudure est facilement meulée

Le caisson intérieur doit être retiré. Les quelques soudures sont également coupées

Seule pièce qui pourra être récupérée, le bouchon de vidange des caissons

Les nouvelles tôles sont découpées suivant un guide pour obtenir un raccord le plus rectiligne possible

Pendant qu'on soude le premier caisson, le second est préparé

Les deux longueurs de 2,5 m sont soudées. Seule l'extrémité est laissée brute, nous la terminerons une fois le caisson soudé sur la semi

Cette fois le résultat est à la hauteur de nos attentes ! Ouf...

dimanche 1 avril 2012

Une journée de me... sur les caissons

Il y a des jours avec mais aussi des jours sans.
Il faut dire que depuis le début de la restauration du White, je me demande ce qu'on a le plus connu :-(
L'artisan qui a plié les tôles qui serviront à reconstruire les caissons ne sait pas faire autrement que des angles droits, or l'angle principal du caisson est largement arrondi.
Nous décidons donc de rejoindre l'original...
Plusieurs systèmes sont essayés avec un premier quart potable (6 éléments seront nécessaires pour reconstituer les pièces). La 2ème tôle est déjà moins réussie.

Nous décidons d'arrêter de perdre notre temps, presque une journée entière pour plier 1 tôle et demi...
Le problème est abandonné sur place et nous profitons des deux dernières heures de cette journée ensoleillée pour aller faire une ballade en tracteur.
Deux problèmes n'étaient toujours pas réglés : manque de frein et prise d'air du système d'essence.
Quelques vis resserées sur le système d'alimentation d'essence semblent avoir résolu ce problème.
Une fuite d'air à la vanne de répartition est colmatée et la course des slacks adjusters réglée. Grande avancée ! des dérapages vrai de vrai avec trace de gomme sur le bitume. Malheureusement le pot de frein avant gauche reste calé, faut toujours qu'il y ait quelquechose pour nous faire chier !

Les tôles présentent un angle droit pas du tout esthétique. Le rebord gauche doit coller contre la citerne. Une premier système est confectionné avec des madriers et un tube en acier sur lequel l'angle doit être façonné.


Le passage à la presse n'est pas concluant avec ce système...

La tôle est alors fixée contre l'angle de l'établi et martellée à la masse. Un tôle de 2,5 mmm, ce ne se roule pas comme du papier cigarette ! L'angle est atténué mais très grossièrement... De plus, les dimensions des côtés ont changé... et pas dans le bon sens évidemment !

Un nouveau gabarit est réalisé avec des tubes métalliques soudés ensembles. La tôle est à son tour soudée aux tubes afin de maintenir l'écartement constant

L'ensemble est ensuite passé sous la presse

L'ensemble présente bien au premier abord mais le côté vertical est trop long de 2,5 cm et l'angle présente des irrégularités importantes

On ne peut pas se contenter de ça ! Une nouvelle solution devra être envisagée y compris recommander de nouvelles tôles !
C'était bel et bien une journée de merde...